Caroline Doré M.A. - Sexologue sur la Rive-sud de Montréal

LES RÉSISTANCES À CONSULTER


La peur du changement

Certaines personnes hésitent à consulter car le changement leur fait peur, comme à bien des gens. Plusieurs choisissent inconsciemment de rester malheureux en terrain connu plutôt que de risquer être heureux dans l’inconnu. Lorsque c’est le cas, il faut se demander quels bénéfices on retire de notre position actuelle.

La pression extérieure

Certains consultent parfois pour faire plaisir au partenaire, ou pour vouloir calmer les conflits, mais sans réel désir de changement. Lorsque la motivation vient de l’extérieur, elle ne suffit pas la plupart du temps. Le changement nécessite une forte motivation intrinsèque.

Moi? Je n’ai pas de problème…

Bien souvent, les couples se présentent en thérapie en croyant avoir identifié celui qui porte le problème. Ils refusent de voir leur coresponsabilité dans le maintien de celui-ci. Il est important que chacun des partenaires reconnaisse qu’il a des choses à travailler afin de changer la dynamique du couple.

Je suis capable seul

Que ce soit par orgueil ou parce que l’on a de la difficulté à se laisser aider dans la vie, plusieurs croient qu’il est important de savoir régler ses problèmes seuls. Pour ces personnes, avoir besoin d’aide est un signe de faiblesse, alors que c’est tout à fait le contraire. Pourquoi attendre d’avoir touché le fond avant de reconnaître que l’on a besoin d’aide?

Je ne suis pas à l’aise de raconter mes problèmes

Pour plusieurs, parler de ses difficultés et ses faiblesses, c’est très inconfortable. Tout le monde aimerait pouvoir paraître sous son meilleur jour en tout temps. Parler de sa sexualité, c’est encore plus gênant car c’est un sujet tabou dans plusieurs familles, couples, cercles d’amis, etc. Pourtant, dès la première rencontre, on peut se rendre compte qu’une fois la glace brisée, ce n’est pas si difficile et ça fait du bien. Si vous avez peu l’occasion de parler de votre sexualité dans votre vie, c’est d’autant plus l’occasion d’en parler à une personne neutre qui saura vous comprendre.

Ce n'est pas si grave que ça

Minimiser ses difficultés, cela permet de se faire croire (temporairement) que ce n’est pas si pire que ça, que le temps arrangera peut-être les choses. Par contre, nier ses difficultés et leur importance, c’est leur permettre de s’installer et de grandir. Reconnaître qu’il y a un problème est la première étape de toute démarche.

Ça coûte cher

Consulter implique que l’on investit sur soi-même, sur son bien-être. L’investissement financier fait par contre peur à bien des gens. Si c’est notre cas, on peut se questionner sur notre valeur personnelle, sur notre capacité à se placer sur le haut de notre liste de priorités parfois. Même des gens avec peu de revenus réussissent à trouver l’argent nécessaire lorsqu’ils sentent qu’ils ont réellement besoin d’aide. Si l’argent est un obstacle pour vous, renseignez-vous, plusieurs thérapeutes peuvent émettre des reçus qui sont remboursés par les compagnies d’assurances.