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Je perds parfois mon érection
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Homme, 42 ans
Question : Bonjour, je suis en couple depuis une vingtaine d’années et depuis environ 2 ans, il m’arrive de perdre parfois mon érection…de plus en plus souvent. Ma conjointe croit que c’est que je ne la désire plus. Peu importe ce que je lui dis, elle continue de croire que c’est elle qui ne m’excite plus. On fait de moins en moins souvent l’amour maintenant. J’ai l’impression que c’est en train d’affecter notre couple. Mais peu importe ce que j’essaie de faire pour obtenir une érection, ça ne marche pas. Que me conseillez-vous?
Réponse : Le fait de ne pas obtenir d’érection ou de la perdre inquiète bien des hommes. C’est un phénomène fréquent qui peut survenir à tout âge car bien des éléments ont un impact sur l’érection. Parmi ceux-ci, le stress, l’alcool, la fatigue, les émotions, les pensées, etc. Ainsi, lorsqu’un premier événement de perte d’érection survient, ce sont bien souvent les pensées négatives qui l’accompagnent qui maintiennent la difficulté en place. Par exemple, un homme pourrait se dire « Si je n’ai pas d’érection cette-fois ci encore, elle ne sera pas satisfaite et se tannera de moi. », « Est-ce que je vais encore perdre mon érection? », « Si je perds mon érection, elle va penser que je n’ai plus de désir pour elle. Pourtant, j’en ai… ». Ces pensées en viennent souvent à prendre beaucoup de place, plus que le désir, les sensations physiques agréables et le plaisir d’être avec l’autre dans l’intimité. Cela crée alors un climat qui favorise la perte d’érection, un cycle d’anticipation négative qui génère du stress s’installe alors, maintenant le problème en place.
Parfois, certains hommes croient qu’un problème physique est à l’origine de leur difficulté car ils ont l’impression de n’avoir aucun contrôle sur leur érection. Il faut tout d’abord savoir que l’on n’a pas de contrôle direct sur son érection, il est donc normal de ne pas pouvoir en avoir une sur demande. Même si seul un médecin peut vous confirmer s’il s’agit ou non d’une cause organique, certains indices peuvent nous permettre d’en savoir un peu plus. Par exemple, s’il vous arrive d’avoir une érection matinale (au réveil) ou bien si vous réussissez à obtenir une érection lorsque vous vous masturbez (autrement dit, si le problème est situationnel ou intermittant), cela peut laisser croire que ce n’est pas « mécanique » mais plutôt psychologique. Lorsque c’est le cas, il faut alors chercher à modifier nos pensées pour en trouver de plus réalistes. Cela peut par exemple être de se dire « Il n’y a pas que la pénétration, nous pouvons nous donner du plaisir de toutes sortes de façons. », « Je veux profiter du moment avec ma conjointe pour me sentir proche d’elle, si j’ai une érection tant mieux, si non tant pis! » ou encore « Ne pas avoir d’érection ne veut pas dire que je n’aime plus ou ne désire plus ma conjointe, je peux lui démontrer mes sentiments autrement. ». Ce processus de transformation des pensées peut prendre du temps, surtout si vous n’y croyez pas réellement. Un sexologue peut alors vous aider à comprendre l’origine de vos pensées négatives. De plus, une bonne communication au sein du couple aide bien souvent à surmonter cette difficulté. On peut donc consulter seul ou en couple.
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Où est passé mon désir?
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Femme, 34 ans
Question : Voilà, je suis avec mon conjoint depuis bientôt 5 ans et presque depuis le début, je n’ai plus de libido. En fait, j’ai l’impression de ne jamais en avoir réellement eu. Bien sûr un peu au début de chaque relation (la passion des débuts aidant), mais il est toujours disparu. Je vis très bien avec cela pendant un certain temps mais mes partenaires finissent toujours par être frustrés de ne rien avoir. Mon conjoint souhaiterait que je fasse une thérapie mais je crois simplement ne pas être une personne sexuelle. Est-ce possible? Je l’aime beaucoup et je ne voudrais pas le perdre mais je n’ai pas l’impression de pouvoir y faire grand chose. Est-ce qu’on peut vraiment changer notre libido?
Réponse : La baisse ou l’absence de désir sexuel est la difficulté que je rencontre le plus fréquemment dans mon bureau. Et il y a une raison fort logique pour cela : le désir sexuel est l’élément le plus complexe et presque tout peut l’affecter, comme le stress, la fatigue, les hormones, la grossesse, la ménopause, les conflits dans le couple, les messages reçus à l’enfance concernant la sexualité, la dépression, les médicaments, les problèmes de santé physique, une mauvaise image corporelle, etc. Bien souvent, il n’y a pas qu’un seul élément en jeu. Il arrive effectivement que certaines personnes n’arrivent pas à identifier aucun moment de leur vie ou elles ont ressenti du désir sexuel. Par contre, lorsque la perte de désir s’inscrit dans un pattern relationnel, il est souvent possible de mettre le doigt sur certains éléments qui peuvent expliquer la difficulté.
Même si ce problème est complexe, plusieurs personnes réussissent à retrouver un niveau de désir qu’elles jugent satisfaisant. Par contre, il faut un certain niveau de motivation et comme le partenaire qui ressent encore du désir est souvent celui qui vit également la frustration, il importe de trouver une source de motivation plus intérieure que de simplement vouloir satisfaire l’autre. Pour certaines personnes, ce sera de se rappeler le plaisir qu’elles retirent de la sexualité, que ce soit le sentiment de complicité avec l’autre, le plaisir physique relié à l’excitation et/ou à l’orgasme ou encore le bien-être de se sentir désiré(e)s et désirables. Et vous, souhaitez-vous avoir un désir sexuel plus présent pour vous-mêmes ou plutôt ne pas perdre votre conjoint? Car il y a une différence entre les deux. Reconnaître que l’on est une personne qui a autant de valeur que les autres et que par conséquent, on a le droit nous aussi au plaisir permet parfois d’entamer une démarche beaucoup plus personnelle et qui risque d’amener des changements plus profonds et durables.
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Je "viens" trop vite
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Homme, 22 ans
Question : Je suis avec ma copine depuis 8 mois et tout va bien, sauf dans la sexualité. En fait, je n’ai pas beaucoup d’expérience… en fait je n’en avais pas avant elle. De son côté, elle a eu plusieurs chums avant moi. Depuis la première fois j’ai le même problème, je « viens » très (très!) rapidement… Je n’arrive pas à me contrôler. On en a parlé ensemble et elle m’a avoué qu’elle n’était pas satisfaite. Je sais pu quoi faire, j’ai essayé de penser à autre chose, de me masturber juste avant, etc. rien ne marche. J’ai peur qu’elle se tanne et qu’elle aille voir ailleurs. J’ai vu sur internet des crèmes qui désensibilisent, je me demandais, est-ce que ça marche vraiment?
Réponse : L’éjaculation précoce est la plainte la plus entendue des adolescents et des jeunes adultes. Lorsque l’on parle d’éjaculation rapide, il faut se questionner : rapide par rapport à quoi? À ce qu’on pense qui est normal? À l’obtention de l’orgasme de sa partenaire (peu importe combien de temps elle a besoin pour l’atteindre)? À ce qu’on a vu dans les films pornographiques? Se poser cette question est importante car elle permet parfois que le problème n’est pas la durée de la relation sexuelle mais seulement les attentes irréalistes que l’on a. Et vous, quelle est votre attente en termes de durée? De plus, certaines croyances erronées alimentent elles aussi cette pression de faire durer la relation sexuelle. Par exemple, certains croient que la pénétration est ce qui produit le maximum de sensations aux femmes alors que d’autres pensent que le plaisir de cette dernière est la responsabilité de l’homme. Ces pensées limitent la satisfaction des deux partenaires et alimentent un certain stress. Dites-moi, quelle est votre vision d’une relation sexuelle « réussie »?
Bien souvent, la découverte de la sexualité se fait par le biais de la masturbation. Pour beaucoup de jeunes garçons, la masturbation s’effectue rapidement, ce qui ne permet pas d’apprendre à reconnaître le niveau d’excitation qui précède le point de non-retour. Ce dernier correspond au moment où le niveau d’excitation déclenche le processus de l’éjaculation. Passer ce point, il n’y a pas de retour en arrière, rien de peut empêcher l’éjaculation de survenir. Malgré ce que beaucoup croient, il n’est pas possible de contrôler l’éjaculation. Par contre, il est possible de contrôle la montée de l’excitation que ce soit en ralentissement le rythme du va-et-vient, en variant les activités (il n’y a pas que la pénétration!), en prenant des pauses, en relâchant certains muscles, en ralentissant le rythme de sa respiration et en respirant plus profondément, etc. Tout cela nécessite un certain apprentissage qui requiert un climat sans stress, le moins possible. Il faut être à l’écoute de son corps et avoir une bonne communication avec sa partenaire.
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Je n'ai plus d'orgasme, quoi faire?
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Femme, 28 ans
Question : Bonjour. Je dois tout d'abord vous avouez que je suis complètement gênée et bouleversée par ce qui m'arrive. Je cherche une réponse à mon questionnement. Je suis une personne qui ADORE son conjoint, cela fait plus de 6 ans que nous sommes ensemble (2 enfants, 3ans et 1 an) et j'ai toujours un énorme désir pour lui mais voilà que depuis 2-3 semaines que je n'arrive plus à atteindre l'orgasme (je l'atteignais presque à chaque fois de façon vaginale) ??? Je dois vous avouer que je ne pense qu'à cela et je n'arrive plus à penser à autre chose lors de nos relations :( Je veux tellement). Je sais que je ne devrais pas y penser et me laisser aller mais c'est comme si j'étais dans un cercle ..... Je cherche désespérément une réponse, une suggestion, une statistique de normalité....
Que faire, est-ce normal ???
Merci Énormément
Réponse : L’anorgasmie secondaire, c’est-à-dire l’incapacité à obtenir un orgasme alors que l’on en a déjà obtenu un ou plusieurs par le passé, n’est pas rare. Toutefois, il n’existe pas de statistique de normalité et le fait d’aimer son partenaire ne nous épargne pas de vivre certaines difficultés par moment. Toutes sortes de facteurs peuvent faire en sorte qu’un orgasme ne survienne pas. Tout d’abord, il faut savoir que pour la majorité des femmes, la stimulation du vagin par la pénétration n’est pas suffisante pour déclencher un orgasme. Comme la région du clitoris est beaucoup plus innervée (plus de terminaisons nerveuses), sa stimulation directe est nécessaire pour plusieurs. Et vous, que ressentez-vous lorsque votre clitoris est stimulé? Arrivez-vous à atteindre l’orgasme de cette façon? Parfois, la fatigue, le stress ou même un conflit dans le couple peut être suffisant pour influencer négativement la sexualité, que ce soit le désir, l’excitation et même l’orgasme. Comme l’orgasme est en fait une série de contractions du vagin très rapprochées, il arrive aussi que la perte de tonus au niveau des muscles de la région pelvienne puisse diminuer l’intensité des sensations reliées à l’orgasme. Cette perte peut être reliée à l’âge, au fait d’avoir vécu un ou plusieurs accouchements, etc. Et vous, avez-vous observé une différence suite à la naissance de vos enfants? Et lorsque vous vivez du stress ou êtes fatiguée, trouvez-vous plus difficile ou plus long d’atteindre votre orgasme? Certaines femmes vont choisir, pour toutes sortes de raisons, d’effectuer des exercices de Kegel qui consistent en différentes façons de contracter les muscles pelviens afin de les tonifier. Les connaissez-vous? Pour plus d’informations concernant ces exercices, vous pouvez visiter le site http://www.wowsante.ca/pdf/KegelFR.pdf.
Pour certaines femmes, ne pas atteindre l’orgasme peut être bien frustrant, alors que pour d’autres, cela n’est pas moins satisfaisant. Lorsque l’orgasme est très important à nos yeux et que ne pas en avoir nous amène inquiétude et questionnement, cela peut en soi être un élément qui maintient le « problème » en place. Vous mentionnez ne pas pouvoir penser à autre chose durant les relations sexuelles. Effectivement, nos pensées peuvent être suffisantes pour bloquer l’orgasme. Se dire « Vais-je y arriver cette fois? », « Ah non, je n’y arriverai pas. » ou encore « Mon partenaire va être déçu. » ne sont pas des pensées qui favorisent le laisser-aller et ne permettent pas de se concentrer sur les sensations agréables. Et vous, qu’est-ce qui vous amènent à ne penser qu’à cela? Est-ce que votre conjoint a l’impression que vous l’aimer moins ou qu’il vous satisfait moins? Est-ce que l’orgasme est un élément très important de votre sexualité, êtes-vous satisfaite tout de même lorsque vous n’en avez pas? C’est bien souvent quand on cesse d’y penser qu’il survient. Que pourriez-vous faire pour ne pas mettre le focus sur cela? Se concentrer sur les sensations physiques agréables et sur l’intimité que l’on vit avec son partenaire sont des moyens qui peuvent nous aider tout comme le fait d’entretenir la pensée qu’une relation sexuelle sans orgasme est une relation sexuelle « réussie » et non un échec. J’espère que ces quelques pistes de réflexion sauront vous aider et vous guider. Si la situation se maintient et que cela vous insatisfait, n’hésitez pas à consulter un professionnel.
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Depuis un mois, plus d'érections...
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Homme, 26 ans
Question : Bonjour, je suis avec ma blonde depuis maintenant 10 mois, lors des 9 premiers mois tout s'est bien déroulé coté sexe mais depuis 1 mois je n'arrive plus à garder une érection lors de nos relations sexuelles, je pourrais même dire que j'ai beaucoup moins d'érections qu'auparavant. J’ai emménagé avec elle il y a 2 mois et tout s'est bien déroulé lors du premier mois mais depuis 1 mois c'est tombé mort, du jour au lendemain. Je ne sais plus quoi faire, chaque fois que l'on commence à se caresser, je pense à mon problème, j'ai essayé de voir si je n'aurais pas pu changer mes habitudes alimentaire mais ça n'a rien donné je suis à bout d'idée. C’est sûr que plus ça va et plus je me dis en moi-même « faut que tu bandes, lâche pas, faut pas que tu perdes ton érection » et dans d'autre contextes, avant j'avais des érections quand même bonnes et fréquentes mais depuis un mois c'est très très rare. Merci.
Réponse : Tout d’abord, je vous conseillerai de lire la réponse à la question précédente « Je perds parfois mon érection » qui contient plusieurs informations pouvant vous être utiles. Vous dites que du jour au lendemain, des difficultés érectiles sont survenues. Est-ce que c’est une incapacité totale à obtenir une érection (en tout temps, même le matin au réveil), une érection qui n’est pas suffisamment ferme, ou encore vous réussissez à obtenir une érection mais la perdez durant la relation sexuelle? Perdez-vous votre érection toujours au même moment sensiblement (par exemple juste avant ou juste après la pénétration)?
Il peut parfois être aidant de regarder ce que nous avons vécu peu avant l’apparition du problème. Ainsi, est-ce que le fait d’avoir emménagé avec votre copine peut avoir eu un certain impact selon vous? Par exemple, le fait d’être maintenant plus souvent ensemble peut amener la crainte que les relations sexuelles soient plus fréquentes et avoir peur de ne pas être à la hauteur, de ne pas pouvoir satisfaire l’autre. Ou encore cela peut avoir amené certaines luttes de pouvoir ou conflits au sein du couple qui peuvent affecter votre sexualité. Lorsque l’on ne parvient pas à surmonter cette difficulté, il peut alors être plus important de comprendre l’origine du problème. Par contre, la majorité du temps, seulement essayer de cesser de penser à la possibilité que la perte d’érection survienne est efficace. Il faut donc arriver à se mettre dans un état d’esprit positif avant une relation sexuelle, apprendre à se détendre, se concentrer davantage sur ses sensations physiques agréables plutôt que d’être dans sa tête, et ne pas dramatiser la situation ou anticiper des conséquences négatives. Plus vous penserez au problème, plus vous risquez de perdre votre érection.
D’ailleurs, comment votre copine vit-elle la situation? En parlez-vous ensemble lorsque cela survient? Parfois, l’impression que sa partenaire est très insatisfaite de la situation ou qu’elle finira par se tanner et nous laisser sont des choses que l’on peut facilement vérifier en communication ces craintes avec elle. La pénétration, et par ce fait même l’érection, sont bien souvent perçues comme étant essentielles à une relation sexuelle, alors que pourtant, bien d’autres éléments et activités sexuelles peuvent rendre satisfaisant ce moment d’intimité. Si on perd son érection, plutôt que de tout cesser et se concentrer sur sa déception et sa frustration, on peut par exemple caresser sensuellement ou sexuellement sa partenaire. Qu’en dites-vous?
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